mardi 27 mars 2007
“Les Principes de Jogjakarta” : un tournant pour les droits des personnes lesbiennes, homo, bi et transsexuelles
Par etoile, mardi 27 mars 2007 à 15:31 :: Gays et loi
Une série de principes innovants en matière d’orientation sexuelle, d’identité de genre et de droit international représente un progrès marquant dans la lutte pour les droits humains fondamentaux et pour l’égalité des sexes, ont déclaré aujourd’hui Human Rights Watch et le Center for Women’s Global Leadership. Le document, intitulé Principes de Jogjakarta, du nom de la ville où ils ont été adoptés, a été présenté aujourd’hui à Genève par un groupe de 29 experts internationaux des droits humains. « Ces principes établissent des normes fondamentales sur la manière dont les gouvernements devraient traiter les personnes qui voient leurs droits trop souvent niés et leur dignité trop fréquemment insultée» a dit Scott Long, directeur du Programme LGBT à Human Rights Watch. « Fermement fondés sur le droit et la jurisprudence, ils intègrent une idée simple : les droits humains n’admettent pas d’exceptions.»
Les “Principes de Jogjakarta sur l’application du droit international lié aux questions d’orientation sexuelle et d’identité de genre” ont été adoptés en novembre 2006, lors d’une réunion d’experts internationaux des droits humains à Jogjakarta, en Indonésie. Ils assurent des normes juridiques sur la manière dont les gouvernements et d’autres acteurs devraient mettre un terme à la violence, aux abus et à la discrimination à l’égard des personnes lesbiennes, homosexuelles, bisexuelles et transsexuelles, et garantir une égalité totale.

Un homosexuel a été brûlé vif dans le Pas-de-Calais le 16 janvier dernier. Cet acte homophobe particulièrement violent s’ajoute à la liste des nombreuses attaques visant les lesbiennes, les gays, les bis et les trans. En réaction, les récentes déclarations d’intention du gouvernement ne sauraient nous convaincre. Tant que les lesbiennes, les gays, les bis et les trans resteront des sous-citoyenNEs selon la loi, elles et ils continueront à être insultéEs, stigmatiséEs et agressées. La non-application des lois relatives à l’égalité femmes-hommes dans les domaines de l’éducation et du travail ainsi que les inégalités de droits fondées sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre participent des violences faites aux femmes, aux lesbiennes, aux gays, aux bis et au trans.
Un homosexuel a été brûlé vif dans le Pas-de-Calais le 16 janvier dernier. Cet acte homophobe particulièrement violent s’ajoute à la liste des nombreuses attaques visant les lesbiennes, les gays, les bis et les trans. En réaction, les récentes déclarations d’intention du gouvernement ne sauraient nous convaincre.