Assumer son homosexualité, c’est "faire le deuil" d’un mode de vie socialement reconnu, réussir à s’accepter tel que l’on est et parvenir à vivre une sexualité qui n’est pas forcément celle que l’on avait prévue. C’est aussi envisager autrement l’idée de parentalité et s’exposer parfois à de violentes critiques. En effet, il existe encore dans l’idée de certaines personnes que l’homosexualité est un "vice" ou une sorte de "perversité", même si l’idée est socialement mieux acceptée qu’il y a peu de temps encore.

La façon d’accueillir son homosexualité et de l’accepter est souvent liée à la façon dont les parents vont l’apprendre et aux discours qu’ils tiennent à ce sujet. Il n’est pas rare de ressentir de la honte ou de la culpabilité, d’avoir l’impression de "décevoir" ses parents, même si eux ne le prennent pas comme cela. On entend beaucoup parler en ce moment du "coming out". C’est le fait d’apprendre à sa famille et son entourage son homosexualité. Cette nouvelle peut provoquer un choc ou encore un soulagement. Oser le dire permet souvent de confirmer ce qui était pressenti. C’est souvent un moment douloureux, intense, qui demande beaucoup de courage.

Les parents peuvent ressentir un sentiment d’échec, qui sera autant de culpabilité à gérer pour toi. Mais ce serait oublier qu’une éducation réussie n’est pas celle qui rend totalement conforme un "enfant" au désir de ses parents, et nier le droit à la différence.

Ce qui est primordial, c’est de parvenir s’accepter tel que l’on est, de vivre sa sexualité en étant épanoui.

Source: filsantejeunes.com