lundi 12 mars 2007

Quelle place pour la culture lesbienne en France ?

Discussion sur la place de la culture lesbienne en France et plus particulièrement sur les relations entre les associations lesbiennes et les différents partenaires institutionnels qu’elles sont amenées à rencontrer.

La discussion avait lieu en présence de Nicole Azzaro, conseillère de Paris, Marie-Jo Bonnet, chercheuse et historienne, Marie-Hélène Bourcier, sociologue et membre d’Archilesb !, Michèle Larrouy, Margot Meynier et Lydie Rauzier des Archives recherches et cultures lesbiennes (ARCL), Fabienne Leleux, adjointe au Maire du Xe arrondissement de Paris, Sylvie Meinier, présidente de l’association grenobloise Les Voies d’Elles et Nathalie Rubel, coprésidente de la Coordination lesbienne en France. Le débat s’articulait autour d’une présentation de chaque intervenante puis d’une discussion avec le public.

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samedi 3 mars 2007

Fierté Lesbienne : La lesbophobie, un concept nouveau pour un mode de discrimination qui l'est moins

Le terme homosexuelle met l’accent sur l’orientation sexuelle, point certes important mais insuffisant pour qualifier ces milliers de femmes homosexuelles qui se sont engagées contre toutes les discriminations, pour l’égalité et un monde juste, dans le même mouvement que le féminisme. Pour se nommer, elles se sont réapproprié le mot lesbienne, trop souvent utilisé pour les dévaloriser ou comme insulte.
 
L’isolement conduit au doute et à la vulnérabilité. L’action rassemble. Point de repère d’un grand réseau lesbien où se côtoient les activités festives, culturelles, sportives, politiques, les associations lesbiennes. se sont dotées d’une instance de coordination : la CLF (Coordination lesbienne en France).

De grands évènements de visibilité et de retrouvaille ponctuent le calendrier : un festival de films lesbien en novembre « Quand les lesbiennes se font du cinéma », une série de conférences chaque printemps: avec Bagdam Ecole à Toulouse, la mégafête annuelle des lesbiennes le soir de la marche LGBT à Paris des journaux, des maisons d’édition et tant d’autres initiatives. Quand les lesbiennes sont discriminées, elles le sont à la fois comme femmes dans un monde régi par les hommes.

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mardi 20 février 2007

Quelles stratégies adopter en cas d’atteinte lesbophobe dans notre vie privée ou publique ?

Lors de la précédente Fierté lesbienne, un débat sur le thème de la lesbophobie avait fait salle comble autour d’intervenantes de qualité. Nous en livrons ici quelques extraits et passages résumés.

Utiliser les actions médiatiques

La réponse de Florence Montreynaud, fondatrice des Chiennes de garde de ce mouvement, à cette question est claire, Pour elle, « ça suffit ». Indignée par un sexisme encore florissant après 30 ans de luttes féministes, elle a opté pour l’expression de la colère en créant, après le 8 mars 99, « Les Chiennes de garde ». Leur défense de la journaliste Laure Adler, injuriée, leur a valu la une des medias. Puis elles soutiennent Nicole Abar, entraîneuse de foot féminin, objet d’insultes sexistes et lesbophobes par le maire du Plessis Robinson lors d’un conseil municipal et en son absence. L’appel aux dons leur a permis d’allèger les frais d’un procès coûteux. « Une femme insultée qui dit « non », c’est pour toutes les femmes ». « Il y a des mots qui tuent » et qui ne peuvent être réparés que par des mots d’excuses, afin que les machos comprennent que les femmes sont à respecter comme tous les être humains.

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vendredi 16 février 2007

Les plaisirs de l’amour lesbien

Au-delà des clichés, la lesbienne ne se cantonne pas à la camionneuse, cheveux courts et tatouages. La plupart assument pleinement leur féminité. Elégantes et pleine de charme, elles sont à mille lieux des stéréotypes. Petit aperçu des amours lesbiens.

Loin des stéréotypes, les lesbiennes ne sont plus uniquement ces garçons manqués (également appelées "butch" - mec en anglais) que l’imaginaire hétérosexuel a trop longtemps gardé en mémoire. Les lesbiennes sont aujourd’hui élégantes et féminines, ce sont les "Lipstick Lesbians". Elles prennent soin de leur apparence et sont tout à tour sexy, provocantes ou tout simplement femmes. Bien dans leur corps et leur coeur, elles peuvent être mannequins comme Sonya Walker, actrice comme Cynthia Nixon ou sportive comme Amélie Mauresmo… Comme l’avoue Axelle-r sur le mythe du garçon manqué a vécu "Personnellement, les garçons manqués ne m’attirent pas du tout, parce que tant qu’à faire je préfère encore avoir un homme (un vrai) dans les bras plutôt qu’un semblant d’homme. Moi je n’arrive pas, j’ai un besoin terrible d’exprimer ma féminité. Alors oui, j’apprécie de me pomponner le matin dans ma salle de bains, etc. Ca reste personnel évidemment, la beauté n’est pas uniforme avec le mascara".

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